Ariel Atom, des sensations pures

Enfant, je rêvais de monstres sacrés italiens, gavés de chevaux, avec des vitesses de pointe inavouables. Avançant dans l’age, j’ai peu à peu compris, au-delà de la difficulté de financer ce genre de voiture :-), que le plaisir automobile est très loin de se résumer à la puissance pure.
Un moteur puissant n’est pas forcément expressif ou source de plaisir, la boîte de vitesse, les suspensions et le chassis, les freins sont autant d’éléments qui peuvent perturber fortement la notion de plaisir au volant. Tout comme le poids de l’ensemble.

Colin Chapman, fondateur de Lotus, avait l’habitude de dire « light is right ». Et les lotus ont érigé cette maxime en art de vivre. D’autres lui ont emboîté le pas. Caterham bien évidemment puisque ses Super Seven sont directement issues de Lotus, mais d’autres artisans passionnés également, dont les modèles ne peuvent pas, ou avec de très grandes difficultés, circuler sur nos routes pour cause de contraintes d’homologation. Les Anglais étant plus laxistes sur ces contraintes, toutes sortes d’engins bizarres circulent sur leurs routes de campagne, et notamment des Ariel .

Mais ce petit constructeur se distingue dans la mesure où il a fait en sorte de pouvoir homologuer son véhicule en Europe. Je parle de véhicule, car j’ai un peu de mal à la considérer comme une voiture. Certes, il y a un volant, 4 roues, mais pas de pare-brise, pas de parechoc, et on doit porter un casque. Ce n’est pas une moto non plus, même si les accélérations sont d’un autre monde : O à 100 Km/H expédié en 3 S, autant dire que vous pulvérisez tout ce qui roule sur 2 ou 4 roues à chaque feu rouge…

Ariel Atom en Mouvement

 L’Ariel Atom est motorisée par un moteur VTEC Honda, déjà sympa sur une Civic Type R de 201 Cv en terme de sensations, avec 8 000T/Min et un caractère très rageur. Sauf que chez Ariel, il peut être porté à 252 CV, voire gavé par un compresseur pour atteindre 315 cv… et emballé dans un chassis tubulaire sans carrosserie qui ne pèse que 550 Kg (hors pilote et pleins tout de même !).
Voilà donc à quoi tient le plaisir de l’Atom : un rapport poids/puissance de voiture de course, source d’explosivité ? Effectivement, mais aussi dans une motricité qui permet d’exploiter les performances, et dans une sonorité assez surprenante : l’entrée d’air du compresseur étant situé au-dessus du pilote, chaque poussée franche s’accompagne d’une aspiration impressionnante juste au-dessus de votre casque.
Si on rajoute un look de moto/F1 avec ce chassis apparent, une consommation très modérée en conduite normale (mais peut-on conduire tranquille avec ce genre d’engin ?), et une relative facilité de conduite (l’engin nécessitant malgré tout quelques notions de pilotage compte tenu de son potentiel…) l’Ariel Atom apparaît comme l’exhausteur de plaisir automobile le plus abouti sur le marché.

Ariel Atom Coté

Enfin, son prix : 68 000€ ttc. Cher au kilogramme, très correct quand on pense aux regards des différents conducteurs de Porsche ou Ferrari qui riquent de se faire « déposer », et carrément peu onéreux comparé au plaisir dégagé ! A titre de comparaison rapide, une M3 V8, considérée déjà comme un bon rapport plaisir/prix, atteint près de 75000€ TTC. 

Pour autant, l’Ariel Atom n’est pas parfaite : il faut malgré tout penser à acheter une autre auto pour les jours de pluie, car la capote n’existe pas….

Galerie Photos Ariel Atom :

 Ariel Atom Face Rouge Ariel Atom Arrière Ariel Atom Details

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