Aston Martin Virage, vraiment utile ?

Lors du dernier salon de Genève, Aston Martin est venue avec une surprise, une grande surprise : un nouveau modèle dans la gamme ! Et baptisé Virage, une appelation mythique dans l’histoire de la marque. Autant vous dire que toute la presse a été plus qu’emoustillée à l’idée de découvrir ce modèle.

Las, lors de la présentation officielle, force est de reconnaitre qu’Aston n’a pas révolutionné ni son style, ni sa gamme. A tel point d’ailleurs que ca en est presque exagéré. La Virage vient en effet s’intercaler dans la gamme entre la DB9 et la DBS. Aston a en effet jugé qu’il fallait proposer une alternative entre la DB9 trop typée confort, et la plus exclusive DBS et ses 517 cv. D’où la Virage, qui semble n’être toutefois qu’une DB9 revue.

Le bouclier avant est plus épuré, et intègre des leds. Le capot moteur dispose d’ouvertures pour aérer le V12 6.0 qui développe ici 497 CV, soit 20 petits cv de plus que la DB9. Le couple est de 570 Nm, comme la DBS, et le moteur est donc conçu pour être plus rageur que celui de la DB9. Mais je reste assez perplexe, car non seulement il faut un oeil avisé pour la reconnaître, mais même les caractéristiques intrinsèques de la machine ne me semblent pas réellement justifier la nécessité d’un tel modèle.

Il lui reste le nom, et l’héritage de la ligne somptueuse de Ian Callum, qui reste intemporelle, et qui permet à Aston de décliner sa gamme de la petite Vantage à la tonitruante DBS. Alors ne boudons pas notre plaisir, la Virage est avant une Aston Martin, et donc on lui pardonne son peu d’écart objectif dans la gamme. Les ventes devraient permettre de le faire.

 

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