Audi RS6, version Berline

Les berlines ne sont plus à la mode. La part de marché de cette catégorie de véhicule, star dans les années 80 et au début des années 90, a été largement cannibalisé par les modèles dits de niches, à savoir : 4X4, coupé cabriolet, breaks de chasse, crossover, et toute sorte d’autres inventions marketing plus ou moins loufoques (comme le « Coupé Space » Avantime, un flop qui retentit encore chez Renault :-))

Audi avait d’ailleurs choisi de ne lancer ses versions RS qu’en break, comme pour la RS 4 première du nom, dotée de 380 CV et de jantes sublimes, qui a fait fantasmer toute une population de cadres, de sportifs et de voyous aussi.

Pourtant, la RS6 dernière mouture sera également livrable en berline. Dévoilée au Salon de Moscou, elle sera présente à Paris en Octobre, et les commandes y seront d’ailleurs possibles moyennant un chèque, avant options, de 105 K€…

Pour ce prix, vous disposerez donc d’une RS6 avec placage carbone (ou ce que vous voulez via le programme de personnalisation), disques de freins en céramique (si vous prenez l’option…), bacquet Récaro en cuir, sono haut de gamme, mais surtout, vous achetez un V10 double turbo de 580 CV, et 650 Nm dès 1500 T/min. Avec ces valeurs, vous arrachez littéralement le bitume à l’accélération, et profitez pour ce faire du fameux quattro qui vous permet d’appuyer à fond sans doser l’effort à la pédale. Cette RS6 explose le 0 à 100 Km/h en 4.5 S, soit mieux que la majorité des engins roulants connus.

Par ailleurs, vous pouvez embarquer 4 personnes, motivées bien sûr, dans votre centrifugeuse. Mais finalement autant que dans la version break, qui apporte les mêmes agréments. Quel intérêt donc de choisir la berline ? Uniquement celui du goût, pour les allergiques au break de chasse, ou pour ceux qui préfèreront rester peut-être plus sobres. Enfin, avec les jantes 19 pouces, le kit aéro et les doubles sorties d’échappement, peu de risque d’être confondu avec un modèle TDI…

In fine, cette RS6 est un complément de gamme, pour combler encore un peu plus les niches de marché. Vive les plateformes communes qui diminuent les coûts d’industrialisation. Mais cette RS6, tout comme le break, aussi puissante soit-elle, reste désespéremment lourde, et son terrain de prédilection sera toujours l’autoroute, pas le circuit… 

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2 Commentaires

  • 1
    septembre 8, 2008 - 10:45 | Permalien

    Etonnament je n’ai jamais réussi à me faire aux berlines Audi même si je trouve la dernière A4 bien designée j’ai plutôt une préférence pour les breaks que les berlines de la marque aux anneaux…

  • 2
    christophe
    septembre 8, 2008 - 11:57 | Permalien

    +1…mais ma préférence va surtout à ce qui est très bas, très large, et avec deux place 🙂
    une R8 quoi !