Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais un certain nombre de conducteur de cabriolets ont pris l’habitude de mettre une casquette. Attitude que je trouve un brin paradoxale compte-tenu de l’intérêt premier dudit cabriolet, à savoir, prendre le soleil ! Evidemment, si on craint le soleil, il vaut mieux rester capoté
Bref, les aficionados de la casquette pourront la laisser dans la penderie car la BMW M3 Cabriolet et son V8 de 420 CV et de 400 Nm de couple ne leur permettront pas de conserver leur couvrechef préféré. Malgré les presque 200 kg d’écart avec le Coupé, la M3 CC offre un 0 à 100Km/h en 5.2 s, soit à peine 2 dixièmes de plus que le Coupé. La vitesse est toujours limitée électroniquement à 250km/h. Maintenant, au-delà des performances objectives, le poids devrait logiquement se faire sentir dans les mouvements de caisse malgré les renforts, et pénaliser l’agilité de la bête par rapport au coupé.
Comme toutes les séries 3 Cabriolet, la M3 dispose d’un toit rétractable qui préserve finalement assez bien la ligne du coupé, du moins pour une convertible. C’est personnel, mais je préfère largement le vrai coupé, toujours à cause de la ligne de toit que je trouve moins fluide. Pourtant, le look reste soigné, et le cabriolet jouit des mêmes attraits que la M3 à toit fixe : rétroviseurs très travaillés, rappels de clignotants baroques, jantes somptueuses, sièges sports,…

Mais elle inaugure aussi quelques raffinements qui vont arriver sur le coupé, et la berline. D’abord une nouvelle boîte robotisée à 7 rapports, aux multiples lois programmées (11 !), qui permettent d’adapter le comportement du couple moteur/boîte à l’utilisation de la voiture. Surtout, cette boîte marque une étape, car elle remplace les anciennes SMG de BMW en adoptant un système à double embrayage comme les S-Tronic / DSG chez Audi/Volkswagen.
Le principe est simple : un embrayage pilote les vitesses paires, l’autre les vitesses impaires, et en changeant de vitesse on passe en fait d’un embrayage à l’autre, ce qui accentue considérablement la douceur de fonctionnement tout en favorisant des passages éclairs. A vérifier à l’usage, car je trouve que les boîtes STronic nuisent malgré tout aux sensations malgré leur degré de sophistication.

Au final, la M3 Cabriolet offre des performances ébouriffantes, un look finalement assez préservé par rapport au coupé, et le vari plaisir de profiter des vocalises du V8 à plus de 8000 t/min avec la tête dans les étoiles. A priori, seuls les purs et durs continueront à se tourner vers le coupé, car ce que le cabriolet perd en performances objectives, il le distille en sensations.
Qu’est-ce que j’aimerais avoir ce dilemne !
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