Bonus malus écologique, la fumisterie

Depuis le premier janvier, toutes les voitures achetées neuves sont soumises à la première des « actions » du grenelle de l’environnement. Des semaines de travail pour accoucher d’une mesure inégalitaire, qui tape encore une fois sur la vache à lait de l’Etat, à savoir l’automobiliste.

Lamborghini jaune

Le principe de cette mesure repose sur la taxation des véhicules émettant le plus de CO2. Seuls les véhicules dont les rejets de CO2 sont compris entre 130 et 160 g de CO2 par km ne seront pas soumis à un bonus ou un malus.

Ceux dont les rejets sont compris entre 121 et 130 g par km bénéficieront d’un bonus de 200€, bonus qui passe à 700€ pour les voitures rejetant entre 101 et 120 g par km, et les moins polluants (rejets inférieurs à 100 g par km) permettront à leurs acquéreurs de bénéficier d’une prime de 1000€ (Une Smart par exemple…)

Inversement, les véhicules dégageant plus de 160 g par km seront frappées d’un malus : 200 € entre 161 et165 g, 750€ entre 166 et 200 g, 1600€ entre 201 et 250g, et 2600€ au-delà de 250 g…

A nouveau la répression est plus forte que l’incitation, et les intégristes de l’écologie souhaitaient faire pire, en annualisant cette taxe (alors qu’elle est ponctuelle, du moins pour l’instant…). Belle action à nouveau que de recourir à une taxe pour les particuliers : indexée uniquement sur le CO2, elle oublie les particules cancérigènes émises par les diesels non équipés de filtre, mais elle taxe encore et surtout l’automobile, alors que l’industrie reste, et de très loin avec les transports aériens, la principale source de pollution au CO2. Une mesure démagogique et inégale, qui incite à acheter une motorisation diesel pour éviter la taxe même quand on fait peu de km, et qui considère qu’une mégane diesel DCI qui fait 50 000 km par an est moins polluante qu’une Porsche qui en ferait 15 000… Par ailleurs, une famille nombreuse ayant besoin d’un grand monospace risque également d’être pénalisée.

Bref, un choix de facilité et un effet d’annonce sans impact réel sur l’environnement qui va engendrer des rentrées supplémentaires dans les caisses de l’Etat, sans qu’on sache effectivement si ces ressources seront réellement affectées à l’écologie et la préservation de l’environnement. Et c’est ça le pire, car si j’étais convaincu que mon « investissement forcé » écologique soit efficace, il en serait considérablement radouci. Au lieu de ça, je peste en me disant que j’achèterai une voiture d’occasion probablement un peu plus chère que prévu…

Barême du bonus malus ecologique

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2 Commentaires

  • 1
    balios
    février 4, 2009 - 1:27 | Permalien

    sachant que la densité de l’essence est de 750g au litre ou dm3 ou 0.75 g/cm3 – la densité du gazole est de 0.84 g/cm3 …
    une voiture qui consome 10 l aux cent KM consome 0,1 l au KM donc 75g
    la densité de l’air est 1,2kg au M3 à zéro degrés, de 1 à 30 degrés, de 0,89 à 100degrés de 0,045 à température du turbo
    alors comment ce fait-il que l’on nous parle de rejet de 160g au KM dans le meilleur des cas et 220g pour les ancienne
    heureusement que c’est du sans plomb ce serait plus lourd avec

    difficile de comprendre 160g de CO2 dans 75g d’essence tout en faisant avancer la voiture

  • 2
    bubu
    juin 18, 2009 - 3:21 | Permalien

    que nos hommes politiques donnent l’exemple;et commencent par rouler avec des smarts et sans chauffeur;en respectant eux memes le code de la route.de plus il fraudrait que leur voiture soit personnelle et pas achetée avec l’argent de l’etat; et entretenue par l’etat