Dodge Viper SRT : pas de finesse dans un monde de brutes…

On m’a fait remarquer récemment que je n’écrivais que peu de choses sur les voitures américaines. Ce qui en soit n’est pas un sacrilège. D’ailleurs, je me suis empressé de démentir ce point, puisque j’ai écrit tout de même sur la Shelby GT 40 ou la dernière Corvette ZR-1.

Bref, j’ai donc décidé d’essayer de parler davantage des véhicules outre atlantique, même si elles ne figurent pas réellement dans mes préférences. Sauf deux. Comme tout le monde : la Corvette évidemment, et la fameuse Viper.

Cet engin a réussi en à peine 2 générations à devenir aussi mythique que la Vette. Pour plusieurs raisons.

D’abord son look. Extrémiste en terme de taille dès sa naissance, avec des ailes ultra galbées, des pneus immenses, et des échappements sur les côtés.

Ensuite par sa motorisation : plus que la puissance, l’architecture du moteur V10 fut une réelle surprise à sa sortie. Aujourd’hui, on trouve des V10 de partout, ou presque, mais au milieu des années 1990, ce n’était pas vraiment le cas. Alors, effectivement, le V10 de 8.0 l de cylindrée et les 400 cv développés imposaient le respect, au contraire de la finition indigente.

10 ans après, rien n’a changé : la Viper est toujours un monstre (V10, 8.4 L, 600 CV possible, propulsion), mal fini (plastiques vulgaires, finition indigne d’une voiture à 100K€,…) et comportement à l’avenant (motricité douteuse sur le mouillé). Mais le plaisir, l’adrénaline sont démentiels : sonorité époustouflante, performances atomiques (+ de 300Km/h, 3.9 s pour atteindre 100 Km/h), look bestial.

Bref, une folie, pas du tout pratique au quotidien, qui décôte vite, qui consomme un super tanker à l’année. Mais si on enlève de l’équation les critères objectifs, la Viper reste un des jouets les plus excitants disponible sur le marché.

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