La folie de l’hydrogène

Les contraintes environnementales, la nécessité de diminuer les gaz à effet de serre (à commencer par le CO2) obligent les constructeurs et les équipementiers à améliorer toujours les moteurs de nos véhicules.

bmw série 7 hydrogène

Au-delà des motorisations hybrides Essence / Electrique déjà maîtrisées et connaissant un vif succès commercial notamment chez Toyota, l’avenir des moteurs serait lié à l’hydrogène.

Toyota Prius Bleue

Les constructeurs sont d’accord sur ce point, mais explorent des pistes d’utilisation différente. BMW et Ford cherchent à concevoir des moteurs à combustion pour le brûler tandis que la majorité des autres marques (GM, VAG, PSA,…) seraient plutôt enclins à utiliser l’hydrogène pour alimenter une pile à combustible.
Dans tous les cas, ces technologies encore émergentes restent limitées aux contraintes de stockage de l’hydrogène dans le véhicule et à la mise au point des piles à combustibles, d’où un temps d’accès au marché encore lointain, estimé plutôt vers les années 2015 à 2020.
Renault et Toyota proposent une alternative plus court terme avec un réformeur. Cet appareil, un sorte de mini craqueur pour les chimistes, permet de casser les molécules de carburant (classique ou bio) en monoxyde de carbone (qui est transformé en gaz carbonique), azote et hydrogène. Ainsi le moteur « produit » son propre hydrogène ce qui contourne les problématiques de stockage.
Cette solution en cours d’expérimentation n’est en revanche qu’une solution transitoire, car elle n’affranchit pas de l’utilisation de carburant, et deviendrait obsolète dès les piles à combustibles sorties.
Elle présente malgré tout un autre avantage : contourner la nécessité d’amener l’hydrogène dans les réseaux de distribution, largement maîtrisés par les pétroliers, qui n’ont finalement que peu d’intérêt à promouvoir les énergies alternatives, hydrogènes, biocarburant ou autres…

Et la course à l’innovation technologique ne s’arrête pas, je vous parlerai bientôt en détail d’une société de Carros (06), MDI, et de son projet de véhicule propulsé par une motorisation à air comprimé…son fondateur, tenace, a fini par démontrer la faisabilité technique, construire un prototype, lever des fonds, et l’indien TATA vient de prendre une licence pour construire la première unité de fabrication. Sujet passionnant, mais ce sera pour une autre fois !

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