Pagani, l’homme qui suivait son rêve

C’est l’histoire d’un passionné d’automobile, nommé Pagani. Horacio Pagani est argentin, mais quand il décide de construire sa propre voiture de sport, il choisit de s’installer près de Modène. Pas directement pour faire concurrence à Ferrari, mais pour deux raisons stratégiques

La première est marketing : l’implantation italienne, à Modèle, lui permet d’ancrer immédiatement sa propre marque dans le patrimoine génétique italien.

La seconde est industrielle : les meilleurs sous-traitants, les meilleurs carrossiers sont en Italie, proches des usines de Maranello.

Ainsi commence l’aventure Pagani, avec un seul objectif : construire rapidement une voiture homogène, très performante, avec un style reconnaissable entre tous. Pagani et ses équipes conçoivent le design, le chassis, les trains roulants, mais se fournissent pour le moteur chez Mercedes AMG, qui offre l’avantage d’une grande puissance et d’une fiabilité avérée.

Et contre toute attente, en quelques années, Pagani a donné naissance à des monstres automobiles qui se sont fait une place de choix au panthéon des sportives. Très efficaces, très performantes, relativement faciles à conduire, les Pagani sont en plus personnalisables à loisirs. Leur look d’engin spatial peut déconcerter, mais l’ambiance et la qualité de la finition intérieure, l’une des plus réussies que j’ai vu, achève de convaincre les acheteurs potentiels. Car malgré la rareté sur la route, les Pagani se vendent, et plutôt bien.

L’homme vit son rêve, et en a fait une entreprise rentable.  Belle réussite.

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