Porsche Cayman S Sport et Boxster Design Edition, spéciales ?

Comme beaucoup de constructeurs, Porsche est un adepte des séries spéciales. Sauf que les séries sont réellement spéciales, car rares à la fois en terme de périodicité, et à la fois en terme de nombre d’exemplaires produits. Il ne s’agit donc pas de comparer Porsche à n’importe quel généraliste qui sort une série spéciale chaque mois 🙂

Porsche profite en général de la fin d’un modèle pour le redynamiser avant son prochain lifting, ce qui est exactement le cas de ses deux modèles d’entrée de gamme, le Boxster et le Cayman. Tous deux vont en effet être, légèrement, restylés pour le début 2009, et nous ne manquerons pas de revenir en détail sur les futures modifications, mais pour l’heure, profitons de leurs dernières modifications.

Le Boxter se voit attribuer le sobriquet de Design Edition 2 (!), et se caractérise essentiellement par une teinte exclusive blanche, des bandes décoratives, des jantes propres au modèle elles aussi blanches, et une amélioration de la ligne d’échappement permettant de grapiller 8 petits CV. Le flat six affiche donc 303 CV, mais les performances devraient être parfaitement similaires à celles du modèle S standard.

Le Cayman S est lui disponible en orange et jaune. Il se différencie par des décalcomanies « S » et par des jantes noires très réussies, mais probablement disponibles dans la longue liste d’options initiales du Cayman. Le moteur est exactement le même que celui du Boxster S DE 2, et seul l’habitacle hérite de quelques touches d’alcantara ici ou là, notamment sur le volant.

In fine, les modifications sont vraiment mineures sur les deux modèles, et pourtant Porsche prévoit d’en fabriquer 700 exemplaires. Pourquoi, on peut se le demander, car ces séries spéciales n’apportent pas vraiment de plus au niveau du comportement, des performances ou de l’image. Leur exclusivité reste donc limitée à mon goût.

Maintenant, ce Boxster S et ce Cayman S restent parmi les engins sportifs les plus aboutis, et les plus abordables compte-tenu de leur pedigree et des performances proposés. Donc s’il ne fallait en choisir qu’un, je prendrai bien sûr le Cayman S, car certainement un des plus beaux jouets que j’ai pu conduire. Une merveille d’équilibre, de freinage, d’efficacité, et un son rageur à souhait. Un vrai bonheur donc, et qu’importe qu’il s’appelle Sport ou pas, la sportivité est dans ses gènes.

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